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HISTOIRES COURTES

Mardi 4 août 2009 2 04 /08 /Août /2009 12:17
La douce fleur sauvage au soleil du matin s'épanouit, naturelle, comme elle est belle. Dame nature lui a donné tout pour attirer les abeilles sur ses pétales. Elle est jolie cette fleur, et se dresse fière et conquérante sous les rayons qui la caressent déjà à l'aube. Elle aime être caressée par cette douce chaleur, elle se laisse emporter par cette candeur, elle ne cherche pas les rayons ils viennent car ils savent q'uelle ne les repousseront pas. Elle profite de la nature de ce qu'elle lui donne sans retenue. Elle a raison la douce fleur sauvage de profiter de la nature car un jour, toute nature a une fin et la fin elle ne la souhaite qu'en emportant des souvenirs : de doux souvenirs de sa vie de fleur des champs arrosée au printemps par une pluie douce et fragile, emportée en été par les pluies et les vents des tempêtes qui ne la font jamais pliée, mais sous le vent glacé de l'hiver elle ne résiste pas. Elle n'aime que la douceur, la chaleur, les caresses des vents doux, la chaleur des rayons du soleil, la candeur d'un regard d'enfant qui n'ose pas la cueillir, le désir d'un regard de grand qui la cueille et veut l'offrir. Elle se laisser offrir à une femme aimante, amante, par un amoureux transi devant sa belle. Elle est le symbole de leur désir, de leur bonheur, de la vie. Posée sur le coeur de la belle qui sent son odeur et de son doux ami qui en l'embrassant ressant l' effluve de sa présence sur son sein ... quelle belle existence pour une douce fleur des champs !!!
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Par ANGELINE - Publié dans : HISTOIRES COURTES - Communauté : Les Enfants des Muses
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Lundi 27 juillet 2009 1 27 /07 /Juil /2009 10:01
Il aimait, le soir quand il rentrait de son travail, s'installer devant une tasse de café assis sur le canapé défoncé du salon.
Il ne pensait à rien, profitait de son café fumant en laissant passer les aiguilles du temps qui cliquetaient au dessus de sa tête.
Un léger bruit de pattes une légère présence se glissa près de lui douce, caline. Une jolie chatte grise angora se lova contre lui en lui donnant des coups de tête pour lui montrer sa présence.

Il posa son café laissa cette féline s'installer sur ses genoux et doucement tendrement passa sa main sur son doux pelage. Elle ronronna de plaisir.
Elle n'avais pas l'intention de bouger mais elle savait que dans peu de temps il repartirait à d'autres occupations dont elle ne faisait pas partie alors elle profitait de sa présence et semblait en redemander sans cesse. Dès qu'elle avait l'impression que ces mains caressaient sans tendresse elle lui rappelait d'un miaulement qu'elle était bien là n'avait pas l'intention d'être touché sans intention.
Alors il continuait à y mettre une intention de douceur et de tendresse.
Elle aimait cette homme. Elle l'avait choisi. Elle était perdue et il l'avait trouvé. Elle cherchait un endroit où être bien alors elle regardait dans les maisons les gens vivrent. Un jour elle le vit. Seul, inquiet, très mince trop peut-être. Elle avait eu l'impression qu'il aurait besoin d'elle, elle serait une chatte utile.

Elle est venue plusieurs fois avant qu'il ne l'a remarque. Elle sétait faite jolie, faisait des vocalises et s'évertuait à rendre son pelage brillant et doux de son agile langue.

Elle le trouvait triste parfois et aurait voulu le cajoler, lui faire du bien, elle l'aimait déjà avant qu'il ne l'a voit.

Un jour, il vit cette jolie tigresse à travers la vitre. Elle posait et le regardait avec douceur et envie. Il l'a trouva très jolie. Ces yeux bleus gris son pelage assorti et son miaulement aigu et fin lui firent ouvrir la porte-fenêtre. Il l'a fit entré et elle telle une reine passa devant lui sa queue angora dréssée comme un drapeau après la réussite d'une bataille.

"tiens on dirait une aristo chatte !! se dit-il " Les souvenirs de ce dessin animé lui revinrent en mémoire. Il avait aimé la musique, les dessins et les chats s'aimant sous la lune.

Elle s'installa sur le canapé défoncé et attendit qu'il vienne la voir. Il ne se fit pas prier et vint la caresser un instant.
Il regarda si ellle avait un collier mais non.. elle n'était peut être à personne.

Depuis ils vivaient tous les deux par intermittence. Il n'était pas toujours là alors elle partait ailleurs. Où il ne le savait pas mais il savait qu'elle revenait toujours dès son retour. Il l'attendait et quand il buvait son café la coquine arrivait et se lovait contre lui.

Elle n'était pas embarrassante, elle savait bien qu'il fallait etre comme ça pour qu'il l'aime toujours alors elle s'etait dit qu'elle ne serait là que s'il etait disposé à faire une pause.

Pourtant ces caresses sa tendresse lui manquait mais la vie c'est comme ça ! Elle était aussi indépendante elle n'aurait pas voulu ne pas avoir de moments de liberté, rester enfermer à l'attendre, mais ses plus doux moments étaient avec lui et lui seul.

Quand elle ne le voyait pas depuis longtemps elle ne mangeait plus beaucoup il était sa raison de vivre plus qu'elle ne le croyait et lui avait besoin qu'elle soit là quand il rentrait.

Il lui confiait des tas de choses qu'il n'aurait dite à personne. Vous pensez bien confier des secrets à une chatte tigrée c'est pas banal . Les secrets sont très bien gardés et semblent moins lourds pour celui qui les donne à l'autre.

Elle aurait aimé rencontrer une fée qui la métamorphose en femme car elle savait tout de lui : ses goût en matière de femme, de vie. Elle aurait pu se coller exactement à ses souhaits. Elle connaissait tout de lui.

Déjà qu'elle pensait avoir été une femme avant d'être une chatte. Elle pensait souvent comme une femme. Mais est ce possible ? et lui avait il été un chat...
C'est peut être du à ça cette complicité entre eux

En tout cas, tous les deux étaient doux et caressants. ils aimaient la tendresse, la délicatesse, ... le silence les regards
ensemble ils étaient bien, une complicité sans parole, des regards amusés parfois, des sommeils partages quand l'un s'endormait sur le canapé et que l'autre gardait son sommeil en ronronnant.

Ils allaient très bien ensemble.

Mais ce n'etait qu'un homme et ce n'était qu'une chatte ! un jour ils seraitent séparés .. par une femme... la vie.. la mort..
la distance... un jour il partirait , un jour une femme serait dans sa vie allergique aux chats, ...

mais pour l'instant il termina de boire son café, sa tigresse lovée contre lui, ils sont bien tous les deux seuls .




Par ANGELINE - Publié dans : HISTOIRES COURTES - Communauté : Ecriture Ludique
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Vendredi 24 juillet 2009 5 24 /07 /Juil /2009 18:18
On pense toujours que les autres sont souvent plus heureux que nous mêmes : à regarder les couples se parler, rire ensemble, et s'embrasser on se doit de croire à de véritables histoires d'amour. Les passions existent, les histoires d'amour aussi mais durent-elles ? comment faire durer un amour lorsqu'il s'entoure de routine, de travail, de choses à régler continuellement . On oublie même que le temps passe qu'on vieillit et que la vie ce n'est pas ça. Il suffit d'un  grain de sable dans l'engrenage pour tout mettre au tapis et se rendre compte qu'on vit mal, on croit être heureux mais on vit mal. On subit ce que nous donne la vie sans en être les auteurs parce qu'on ne prend plus sa propre vie en main on pense d'abord à celle des autres : les gens ont peur de ce qu'on pourrait dire , on a peur de briser un rêve de famille qu'on soit marié ou pas d'ailleurs. Chacun trouve des excuses à sa vie de routine et même si l'on ne se sent pas heureux on se le fait croire ou on le fait croire aux autres.
Le problème est qu'on vit sans passion, ni fantasme, ni rêve et en plus de ça la morale oblige enfin conseille qu'il faut le supporter car un jour on a dit oui.
Peut on aimer passionnément pendant 20 ans la même personne ? je ne saurais le dire mais ce que j'entends dire autour de moi c'est que la passion s'étiole. Alors vaut il mieux vivre passionnément meme un court instant que de se l'interdire sachant qu'on en aura jamais plus ? je ne donnerais pas la réponse mais je sais ce que je dirais au fond de moi et ceux qui me connaissent savent ce que je pourrais repondre.
Tout le monde a besoin d'amour, d'en donner d'en prendre d'en partager faut il se retenir d'aimer . Je ne le souhaite à personne car on risque d'être aigri, triste, et malheureux.
je reverais d'une passion qui dure 20 ans d'un amour inconditionnel sans routine sans baisse de régime. Est ce un rêve
? un fantasme ? est il possible que ça puisse arriver.
en tout cas si une passion passe à votre portée écoutez là ! elle vous donnera du bonheur et du baume au coeur vous illuminera votre vie sous des couleurs que vous ne voyiez plus , vous apporteront des odeurs perdues , des envies de vivre de vous dépasser, d'etre belle de plaire ....
qu'il est doux et enivrant d'aimer avec passion sans jalousie ni contrainte
vivre d'amour comme dans un rêve mais réellement sans avoir de compte à rendre que celui de faire plaisir à l'autre par sa présence, sa douceur, son bonheur, sa sensualité...son amour.
je semble un peu fleur bleue mais ça ne me dér'ange pas
si vous êtes aigri c'est que vous en manquez un petit peu alors regardez le regard des gens qui aiment et copier le
ça vous rendra heureux ! n'en soyez pas jaloux mais essayer d'avoir le même regard
j'ai ce regard quand je le regarde - il a ce regard quand je l'admire- c'est magique je vous le promets.

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Par ANGELINE - Publié dans : HISTOIRES COURTES - Communauté : Les Enfants des Muses
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Vendredi 24 juillet 2009 5 24 /07 /Juil /2009 00:04
Aimer. depuis la nuit des temps le verbe aimer a été conjugué à tous les temps par beaucoup de monde avec ou sans conotation d'amour. J'aime la glace nous la fait manger avec gourmandise, peut être avec  voracité, douceur et délectation mais quand on parle d'amour on peut utiliser les mêmes mots mais les corps qui le ressentent parleront de passion, de délice, d'envie de bonheur d'osmose de gourmandise aussi car ce q'uon aime ce qu'on désire on peut en devenir gourmand voir accroc.
La raison ne fait pas partie de l'amour elle empêche le lacher prise mais la raison fait aussi en sorte d'éviter l'amour quand il peut être dangereux. Je ne trouve pas l'amour dangereux ni affreux mais si doux . Je sais que beaucoup de gens sont jaloux de l'amour des autres, des regards langoureux car peut etre pour eux il est inexistant ou il a disparu .
C'est une sensation si douce et pénétrante que le voir chez les autres rend un peu triste je le conçois.

Moi j'aime entièrement sereinement passionnément : l'amour peut parfois faire peur car on en envie de profiter de tout de faire une minute une éternité. Tout devient si beau si irréel qu'on veut le ressentir sans cesse .. on ne se lasse pas de cette impression de sérénité de bonheur.

seulement on ne peut pas toujours le dire ! le dire à l'autre car la vague déferlante risque de le faire fuir. Un grand bonheur fait peur, semble impossilble alors on lui ferme la porte à double tour même pour un court instant de peur qu'il nous envahisse la tête et nous empêche notre vie routinière.

on critique l'amour parfois, les amours volages, les amours volés on devrait plutôt montrer l'amour et rejeter la guerre sur nos écrans et dans la vie.

au lieu de ça on montre du doigt ceux qui s'aiment s'ils défient les règles de la bonne moralite ou de la sagesse dictée par des livres anciens.

comme le dit une chanson "quand les gens vivront d'amour il n'y aura plus de misère ... les ho seront troubadour ...."

pourquoi c'est il posé sur mon chemin ? ça je ne le sais pas mais s'il existe je le prends le garde un peu et s'il veut s'envoler vers d'autres destinées je le laisserais prendre son autre chemin. Je resterai là sur le quai avec mes souvenirs ...c'est déjà bien les souvenirs et une larme d'océan au coin des yeux.
Par ANGELINE - Publié dans : HISTOIRES COURTES - Communauté : Les Enfants des Muses
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Jeudi 23 juillet 2009 4 23 /07 /Juil /2009 07:03
Il est vingt et une heure et je suis seule. La nuit n'est pas encore tombée, c'est l'été. Je rêve. C'est l'époque des amours de vacances. Mais je suis seule avec pour seul compagnon mon cerveau qui m'ouvre les portes de mes souvenirs et de la tristesse. Que faire ? Je me déshabille et vais me couler un bon bain chaud ! rien de tel pour redevenir zen ou pleurer seule ça ne fera changer l'eau du bain en eau de mer. J'aurais aimé arrêter le temps pour un moment de douceur.
L'eau caresse ma peau , les bulles d'air m'entourent comme pour me rassurer et faire passer ma peine.
Rien n'y fai. Les portes de mon cerveau ne se refermeront elles jamais sur ce moment de douceur. Je cherche à m'occuper l'esprit, à y mettre autre chose à la place. Je prends mon téléphone cherche à parler à quelqu'un mais il n'y a personne ce soir . C'est vrai que souvent quand j'ai besoin juste d'un mot je ne trouve jamais personne.
Je ne cherche plus à chasser mes souvenirs puisque rien ne semble marcher alors j'y repense en fermant les yeux dans mes bulles de savon.
j'en avais rêvé de ce moment sans oser y croire et il m'était donné un jour sans que j'y prenne garde, il est venu petit à petit. J'ai mis du temps à comprendre parce que la raison et son diablotin de gardien me disait "non, n'y va pas, ne le fait pas reste là"
Je savais que ce moment de douceur ne serait pas comme les autres qu'il aurait plus de saveur que n'importe quel fruit,
plus de gout plus épicé.
Il m'a regardé. Il m'a écouté. il m'a comprise sans rien dire. Mais son regard a parlé pour lui. j'ai essayé d'éviter de comprendre mais le mien lui repondait la même chose. Donne moi un moment de douceur pour que je le garde dans ma boite à souvenir car ce moment on le savait serait unique peut être rare surement.
Le temps des effleurements le temps des regards soutenus des baisers amicaux doux si tendres... laisser entrevoir beaucoup de tendresse, de douceur et présageait une envie commune de caresses.
Mais faire le premier pas ? la timidité, la peur, la vague déferlante d'envie ne manquait pas mais la raison , cette fichue raison qui nous fait passer à côté de simples moments de bonheur peut être sans lendemain mais de bonheur quand même et qui grace à ça embellit la vie de soi-même et des autres par la même occasion,les frissons parcouraient les corps mais les mains n'osaient pas entreprendre ce qu'on avait peur chacun de regretter peut être.
Dans ma tête mon cerveau avait abandonné la partie l'émotion était à son apogée plus rien ne s'accrochait à la raison, seul un mot enfin plusieurs mots m'apparaissaient les plus importants et sans les dire je pensais ' prends moi dans tes bras s'il te plait sinon je vais hurler en partant" je n'avais pas le courage de le faire mais une envie terrible qu'il le fasse à ma place. Ha se damner pour un moment pareil !! mille excuse je blasphème diraient un groupe de catholiques sortis de la grande messe. Mais ils ne savent pas ce que c'est surement ! La vague d'émotion me faisait trembler m'empêchait de penser et lui semblait avoir les mêmes sensations ; sa tête lui interdisait mais ses émotions son regard, son corps trahissait cette vague déferlante qui lui remplissait le corps et l'esprit
Il me pris dans ses bras. Enlassés debout sans rien dire que se toucher, s'effleurer, se regarder .... ha si vous ne connaissez pas ça !! l'attendre avec envie et le recevoir avec bonheur. Je ne voulais plus partir me sentant protéger et aimer dans ses bras calins, son sourire, son regard aimant et tendre me faisait fondre, mon coeur battait la chamade et lui tremblait comme une feuille au début de l'hiver.
Mais il fallut partir, quel supplice !!
la journée allait être difficile. je ne pouvais penser qu'à ce moment de douceur rien d'autre ne s'imprimer sur mon cerveau volage que les images de son sourire, je ressentais encore ses caresses douces, son corps trembler
j'aurais voulu que les aiguilles s'arretent à ce moment là !
tout pour un moment de douceur
mais quel moment de douceur !
je n'oublierais jamais

Par ANGELINE - Publié dans : HISTOIRES COURTES - Communauté : Les Enfants des Muses
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Dimanche 30 juillet 2006 7 30 /07 /Juil /2006 11:09

Il était assis les jambes en tailleur sur le trottoir de cette grande ville. Il est à l’ombre mais la chaleur est accablante. Ce n’est pas la première fois que je le vois là, devant ce magasin de tissus mais je jour là je ne suis pas passée devant lui, je l’ai seulement observé assise sur un banc de l’autre côté de la rue.

 

J’attendais quelqu’un qui devant passer me chercher. Pour ne pas trop m’ennuyer, je me suis réfugiée dans une librairie où j’ai feuilleté un nombre important de livres de décoration et de loisirs créatifs .J’avais fini par acheter un livre de poche pas très cher et pas très épais pour le consulter sur le banc face à la librairie. Assise là devant la Moselle, j’avais moins l’air d’attendre. Je n’étais pas là plantée comme un piquet.

Je lus une dizaine de page de ce livre que j’avais d’ailleurs bien choisis , il me plaisait tant que j’en oubliais de regarder si mon chauffeur était arrivé.

 

En jetant un coup d’œil rapide à la rue, c’est là que je le vis arriver. Habillé d’un pantalon ¾ kaki, et d’un tee-shirt à manches courtes de la même teinte. Il avait le teint halé. Il avait tondu ses cheveux et ressemblait à un soldat à qui l’on venait de raser le crane à la tondeuse. Ses bras étaient parsemés de tatouages que je ne pouvais distinguer depuis l’endroit où je me trouvais. Il était chaussé de baskets en toile qu’il ôta rapidement pour se mettre en tailleur.

Il posa sur le sol un bob kaki, deux canettes de bière et une bouteille de jus de fruit, son tabac à rouler, ses feuilles de papier là cigarette. Il fouilla dans sa poche et ressortit quelques piécettes qu’il mis dans son chapeau certainement pour attirer le regard des gens. Il faisait la manche assis là devant ce magasin. Il semblait pourtant jeune, en bonne santé, et avait l’air serein. Il regardait passer les gens, ne parlait pas, il était là c’est tout et attendait que quelqu’un mette une pièce, sans impatience. Son regard n’était pas vide, ni triste, il attendait.

 

Mon regard devait être insistant car il plongea ses yeux dans les miens et se mit à me regarder aussi. J’étais assise dos tourné à la route en biais, jambes croisées. Habillée d’une mini-jupe violette et d’un tee-shirt avec de petites dentelles, lunettes de soleil.

 

Je repris le cours de ma lecture.

 

Cependant, cet homme perturba ma lecture. Je me pris à imaginer pourquoi il était là, lui si jeune. Comment en était-il arrivé là ?

 

J’aurais pu peut-être allé lui demander mais ma timidité m’en empêcha .

 

Il avait du avoir une vie difficile pour se retrouver là seul. Mais plus je pensais à des choses tristes plus je n’y croyais pas . Il avait l’air si serein.

 

Les passants le regardaient à peine mais lui regardait les passants. Que devait-il penser ?

Voir ses gens pressés qui ne prennent pas le temps ni de voir, ni de regarder devant leur pied.

J’étais déjà passée devant lui et mon non plus je ne m’étais pas arrêtée.

 

Comment peut-on avoir l’air si tranquille assis sur un trottoir sale, les pieds nus, et faire la manche ?

 

Il avait certainement une autre idée de la vie que bon nombre de personnes, et pas simplement des idées mais vécu une vie différente de ces passants qui ne faisaient que passer.

 

A quoi pouvait-il bien rêver ?  Rêvait-il encore ? Je pensais moi qu’il rêvait, qu’il attendait son rêve de vie, qu’il allait passer devant lui, et que c’est pour cela qu’il attendait avec un air si calme.

 

Assis là il pouvait voir des choses que les gens eux-mêmes ne voyaient pas.

 

La dame avec sa robe légèrement retroussée qui invective son enfant qui s’est barbouillé la bouche avec sa glace au chocolat. Lui il a vu autre chose que ses jambes quand elle est passée ! Elle ne l’a pas regardé mais si elle l’avait fait, il lui aurait certainement dit gentiment qu’elle laissait voir un peu de son anatomie aux autres passants.

Mais elle ne l’a pas vu et il n’a rien dit.

 

Cette autre dame avec son parapluie parasol qui marche d’un air hautain son caniche à ses pieds. Je l’ai vu sourire quand elle est passée.

 

Il entend des bribes de conversations des femmes qui parlent de leur mari, des hommes qui prennent rendez-vous, du couple qui se chamaille.

 

J’imagine que ça pourrait ressembler à cette conversation là : « Mon mari est rentré, j’étais devant la télé. Ça ne lui a pas plus mais bon, j’avais travaillé aussi je me reposais aussi lui a pris son journal…. Ok… ma puce…  à ce soir ! N’oublie pas de mettre ce joli deshabillé quand j’arrive….bon ça va maintenant, tu commences à m’énerver, tu n’écoutes jamais ce que je dis…. » !

 

 

Il doit respirer aussi les vapeurs de tous les parfums ! tiens Flowers de Kenzo , ou Shalimar ou eau de toilette saint- michel ou sueur du travailleur de force, ou pipi du chien qui se laisse aller sur le trottoir près de lui.

 

Il roula une cigarette doucement sans se soucier du monde autour de lui. Il ne ressemblait pas aux autres sans domicile de la ville mais je ne savais pas dire réellement pourquoi.

 

Une voiture s’arrêta, mon chauffeur me sorti de ma rêverie. Je laissai l’inconnu sur le trottoir.

 

Ma vie reprenait son cours, j’avais laissé dans un coin de ma mémoire cet homme seul dans cette rue et les questions auxquelles je n’avais pas eu de réponses.

 

Quelques jours plus tard, je retournais à Epinal dans la même rue. J’avais rendez-vous chez une esthéticienne qui essayait de me faire disparaitre ce petit ventre que je trouvais disgracieux. Il y a pourtant dans la vie des choses plus importantes mais ce jour là, je trouvais ce problème important.

 

Après m’être fait masser par des mains expertes, j’eu envie d’aller faire un tour dans mon magasin préféré, la librairie. Je passai devant la solderie de tissu et ne vis pas l’homme kaki.

J’entrai dans la librairie, choisi un livre de poche et alla payer. Quelqu’un avait posé un livre sur le comptoir mais était allé recherché autre chose, je devais attendre qu’il revienne.

 

Il revint avec un cahier et un stylo, les posa sur le comptoir. C’est là que je l’ai reconnu. Il n’avait pas son pantalon kaki mais un costume très bien taillé et une cravate.

 

L’homme de la rue était là un livre à la main habillé comme un représentant de commerce.

Je restai là à le regarder s’éloigner. La caissière m’indiqua plusieurs fois le montant de mes achats avant que je reprenne mes esprits et paya en m’excusant de ma rêverie.

 

Il m’avait déstabilisé. Je m’étais certainement trompée, ce n’était pas le même homme !

Comment aurait-il pu changer aussi vite de vie.

 

J’avais d’autres achats à faire et poursuivi ma route en évitant de penser à cet homme.

 

Je marchai à grands pas vers la place des vosges, passai devant l’église saint Maurice.

Je vis un homme assis en tailleur sur les escaliers de l’église, un cahier et un stylo posé près de lui, un paquet de tabac, une bouteille de jus de fruit et un bob.

 

Je ne rêvais pas, il était là ! Plus de costume mais son pantalon kaki et ses baskets près de lui.

 

Je ne comprenais plus rien. Avais-je devant moi un sosie ? le sosie de l’homme de la librairie ?

Il regardait les passants et notait des mots sur son cahier. Il faut que je lui parle. J’aime comprendre, mais il va surement me dire de me mêler de mes affaires. J’allai tenter l’expérience. Après tout qu’est ce que je risquais ?

 

Je m’avançais vers lui. Je n’avais pas pensé prendre une pièce  dans mon sac pour attirer son regard vers moi. Il me semblait que seul le bruit d’une pièce qui tombait pouvait le distraire de son écriture.

 

Je n’eus pas à l’interpeller, c’est lui qui me parla en premier.

 

« Bonjour madame, je crois que nous nous sommes déjà rencontrés ? Non ? A la librairie, et ailleurs encore ? Je me souviens d’une femme que j’ai regardé lire sur un banc il y a quelques jours et qui vous ressemblait étrangement ? Etait-ce vous qui me regardiez avec un air tout aussi étonné ? Généralement on ne me voit pas, on m’ignore sur le trottoir. Vous vous m’avez regardé et vous ne m’avez pas oublié d’ailleurs. Mais pourquoi ? Etes-vous un ange ? ou simplement curieuse de ma vie ? « 

 

Difficile de prononcer un mot après tout cela. Je restai bouche bée comme une idiote qui ne savait plus pourquoi elle était là debout devant lui comme un arbre planté devant une maison bourgeoise.

 

Il avait tout vu, et lui aussi ne m’avait pas oublié.

 

Il remit ses baskets, remis ses pièces dans sa poche, referma son cahier, rangea son stylo et me proposa d’aller boire un café dans un endroit calme à l’abri des regards.

 

Je ne me posai plus de questions et le suivit. Il me parla devant une tasse de café crème.

 

Malgré le fait qu’il mendiait dans la rue, je le voyais riche. Riche certainement d’expériences de vie. Il avait l’air serein, rassurant malgré son apparence de soldat. Je n’avais pas encore vu son sourire ! Il souriait généreusement. J’aime les gens qui sourient, les hommes n’osent pas toujours sourire mais lui à cet instant avait aux lèvres un sourire charmant qui pour tout dire me charma.

Il s’appelait Régis mais il ne me dit pas son nom d’ailleurs était-ce son vrai prénom ?

Il écrivait. Il faisait des reportages sur la vie des grands de ce monde, les vip, les acteurs, enfin  les personnes qui vivaient le mieux dans notre pays. Ce n’était pas un chasseur de scoop mais un amoureux des histoires de vie. Comme beaucoup de gens, ces personnes avaient eu une vie avant leur célébrité certainement aussi riche que celle qu’ils avaient actuellement alors lui essayait de leur faire raconter leur autre vie. Seuls quelques uns parvenaient à reconnaitre que sans cette vie d’avant, ils ne seraient peut-être pas ce qu’ils sont aujourd’hui. Certains n’ont eu aucun mal et ne peuvent rien dire car tout leur a été donné, et malheureusement pour eux,

Ils ne se contentent que d’en profiter sans parvenir à un réel plaisir de la vie.

 

Il a vu beaucoup de palaces, de gens importants qu’il en avait oublié que la vie du reste du monde n’est pas aussi reluisante que la vie de quelques dizaines de riches ne sachant pas quoi faire de leur argent.

 

Crise de conscience ou folie, il arrêta ce job, cette bonne place, quitta la région de Cannes et Paris pour s’installer ailleurs là où la vie est simple, difficile, parfois triste, parfois gaie mais réelle.

 

Ces reportages traitaient de la vie dans les immeubles de banlieue, la vie des policiers, celles des infirmières dans les hôpitaux, des personnes âgées dans les maisons de retraite … mais il avait une façon particulière de faire ces reportages, il vivait son reportage lui-même.

 

Il fut tour à tour, gardien d’immeuble pendant quelques mois, standardiste dans un hotel de police, agent de service hospitalier dans une clinique et maintenant sdf dans une rue de petite ville de campagne.

 

Il vivait son reportage et notait ses impressions. Il apprenait beaucoup sur les gens, les passants, le regard, la tolérance, le respect, la méchanceté parfois, la méfiance mais il avait aussi de bonnes surprises.
Comme celle d’être regardé, voire admirer par une femme sur un banc, qui abandonnait son livre pour lire dans les pensées d’un homme seul assis en tailleur sur le trottoir.

 

Je rougis quand il me parla de cet épisode.

 

J’aimais ce genre de personnage. Il avait des convictions et les vivait. Il n’avait pas d’apriori. Ils acceptaient de descendre de l’échelle quand la vie ne lui semblait pas assez riche. La richesse n’est pas forcément là où l’on imagine. Lui, il s’enrichissait auprès des personnes avec lesquelles il vivait ses expériences de reportage. J’aimais beaucoup ça. Il n’avait pas peur. Il n’aimait pas la monotonie de la vie alors il vivait une autre vie comme un acteur qui s’approprie un personnage lui il essayait de s’approprier un métier, une vie pour comprendre et expliquer. Il ne jugeait pas. Il rapportait juste son ressenti, son expérience et à chacun à se faire sa propre opinion. Lui, n’était que la plume. J’aimais cette modestie alors que son parcours était plutôt fabuleux. Il avait fait des études de psychologie, de journaliste, mais ne me donna pas plus de détails car pour lui l’expérience importait plus que le diplôme.

 

On parla longuement. Puis il reprit sa place sur l’escalier de l’église et moi le cours de ma vie.

 

J’aurais très bien pu passer à côté de lui sans le voir et passer à côté de cette histoire. La rencontre enrichit alors je me promis de faire le plus souvent possible attention à ce qui m’entourait dorénavant.

 

Il n’y a pas que les gens qui embellissent la vie, la nature en elle-même est source de jolis moments.

 

Il suffit juste d’ouvrir son esprit aux choses qui nous entourent, être simple, et là, vous pouvez appartenir à cette nature qui vous montrera les signes de sa richesse, de son humour même.

 

Une rencontre peu banale m’attendait aussi un jour dans cette nature verdoyante.

 

Suite à un problème de genou qui avait beaucoup de mal à se résorber, j’avais décidé de me promener sur une piste cyclable à travers bois et champs à vélo. Une bonne kinésithérapie en somme. Il faisait encore lourd, c’était l’été, 18h au clocher de l’église du village.

 

J’écoutais en roulant les bruits de la forêt. Les oiseaux piaillaient encore se croyant seuls au monde car à cette heure je ne croisais que très peu de monde. Souvent je chante sachant que je ne croiserai personne. Là j’écoutais. Je vis sur le bord du chemin quantité de plantes que je connaissais alors j’essayais de faire l’inventaire de tout ce que j’allais rencontrer. Serpolet, achillée, prêle, reine des prés, et d’autres fleurs sauvages dont je ne me souvenais plus du nom.

 

Je roulais quelques kilomètres en regardant le bas coté du chemin et à un moment mon œil fut attiré par un insecte posé sur le câble de frein de mon vélo.

 

Il ressemblait à un moustique et tenait fermement le câble. Il voulait certainement voyager sans fatigue et avait pris mon vélo pour un nouveau moyen de transport. Il voulait certainement voir du pays sans fatiguer ses ailes. J’étais son airbus, son concorde.

 

Chaque fois que je passais les chicanes, il dépliait ses ailes pour s’équilibrer et les refermait quand je suivais ma route en ligne droite.

 

Il resta là pendant une dizaine de kilomètre, bien décidé à ne pas lâcher en route.

 

Finalement, il s’envola là ou je me suis arrêtée, sans me remercier d’ailleurs ni me piquer. Pour une fois que j’attire les moustiques autrement que par ma peau tendre.

 

Je l’ai regardé tout ce temps et m’amusait de le voir profiter de moi ! Ce fut une jolie rencontre ! Une rencontre nature mais qui m’avait redonné le sourire pour toute la soirée.

 

 

Par ANGELINE - Publié dans : HISTOIRES COURTES
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Vendredi 31 mars 2006 5 31 /03 /Mars /2006 20:39

 

J’avais choisi un hôpital de proximité. Je connaissais le chirurgien et son personnel, je pensais être bien entourée, en confiance.

Je me présentai a 7 heures du matin le lundi. On m’attendait. Juste le temps d’enfiler une blouse blanche, de prendre ma tension, de préparer mon lecteur mp3 et me voilà sur le lit à attendre l’heure de mon départ pour la salle d’opération. Je devais être prête pour 7h30 . Un brancardier vient me chercher, l’infirmière du service me fit avaler en vitesse un comprimé d’ATARAX pour me détendre, l’aide soignante me mit à la jambe droite une chaussette de contention. .

 

 

 

Nous étions trois à attendre l’un à côté de l’autre qu’on vienne nous mettre dans la salle correspondant à notre problème.

Là aussi, on se préoccupa de moi, je connaissais quelques personnes, et mon stress disparu peu à peu .Le médecin anesthésiste arriva et là les choses sérieuses commencèrent. Il me posa une perfusion où l’on me glissa un peutd’HYPNOVEL pour me mettre un peu sur un nuage rose et bleu. Je me mis en position au bord du lit dos courbé pour qu’il me pose le cathéter qui servira à endormir le bas du corps car j’avais demandé une anesthésie péridurale.Ensuite le travail des infirmières de bloc débuta. Un bon badigeonnage du pied à la cuisse gauche d’un produit bétadiné, mise en place des champs opératoires, préparation du matériel, de la caméra qui allait filmer en direct l’intérieur de mon genou. Le chirurgien arriva et commença l’intervention. Je me sentais très endormie, très détendue, j’avais du mal à suivre ses explications sur l’écran de télé situé pas loin de moi.

 

La réparation de mon genou dura une heure. Je partis pour la salle de réveil où l’on me posa une jolie couverture chauffante rose et bien sûr tous les ustensiles utiles à la surveillance des constantes après une chirurgie, une anesthésie. Je n’avais pas mal. J’avais tous les calmants qui empêchaient l’arrivée de la douleur. Je ne sentais pas mes jambes, il faudra quatre heures pour que je les bouge à nouveau.

 ci-dessous l'intervention du ligament croisé anterieur et ses explications

Reconstruction du ligament croisé antérieur (LCA) avec les tendons du droit interne et du demi tendineux (DIDT) (7)

Vincent Chassaing ------- Jérôme Lemoine

chirurgiens orthopédistes

Le principe de cette intervention est de reconstruire le ligament à son emplacement anatomique exact, en utilisant des tendons prélevés sur l’opéré lui-même (autogreffe). Ce nouveau ligament est mis en place dans l’articulation par l’intermédiaire de deux petits tunnels osseux, au niveau du tibia et du fémur.

 

Tout le temps intra-articulaire de cette intervention est effectué sous contrôle arthroscopique, ce qui permet d’éviter l’ouverture du genou et de limiter ainsi la taille des cicatrices.

 

Les tendons utilisés (greffe)

Le droit interne et le demi tendineux sont deux muscles identiques, qui avec un troisième, le couturier, constituent ce qu’on appelle « la patte d’oie ». Ils sont également appelés muscles ischio-jambiers. Ils sont situés à la partie interne de la cuisse. Leurs tendons, très longs, vont s’attacher à la face interne du tibia après avoir croisé le genou. Le schéma montre un de ces tendons avec son muscle.

Il est possible de les prélever par une petite incision de quelques centimètre grâce à l’utilisation d’un instrument, le « stripper », qui les détache sur toute leur longueur.

Une fois prélevés, ces deux tendons sont pliés en deux, ce qui permet d’obtenir un nouveau ligament ayant 4 faisceaux dont la résistance à la traction est alors supérieure à celle d’un LCA normal.

Prélèvement d'un des deux tendons

Le stripper

La greffe
obtenue à 4
faisceaux

Quelles sont les conséquences du prélèvement des tendons du droit interne et du demi tendineux ?

Ces deux muscles ont un rôle de flexion de la jambe sur la cuisse, mais leur action est accessoire à côté de celle des autres muscles fléchisseurs. Aussi leur prélèvement n'a pas de conséquences fâcheuses, et en particulier n'entraîne pas à distance de diminution appréciable de la force de flexion, probablement pour plusieurs raisons :

- ce sont eux-mêmes deux muscles peu puissants,

- il est probable qu'après prélèvement de leur tendon ils se collent sur les muscles voisins qu'ils renforcent. Ils est également probable qu'il y ait une régénération cicatricielle de leur tendon, comme l'ont montré des études avec utilisation d'IRM de contrôle,

- enfin les autres muscles voisins, qui ont la même action, et qui sont plus puissants, les remplacent en se renforçant.

Dans les suites du prélèvement, on observe rarement des douleurs de cuisse, évoquant un claquage musculaire. Elles disparaissent en quelques mois.

Ce prélèvement des tendons du droit interne et du demi tendineux se fait en chirurgie depuis longtemps et n'a pas montré d'inconvénients à distance.

 

Les tunnels osseux

Les tunnels permettent de faire passer la greffe à l’intérieur de l’articulation, pour la placer à l'endroit où était situé l’ancien ligament croisé antérieur. Il y a donc un tunnel tibial et un tunnel fémoral. C’est dans ces tunnels que la greffe sera ensuite bloquée.

 

Un viseur permet la mise en place dans un premier temps d’une petite broche métallique intra-osseuse à l’emplacement du futur tunnel. Elle va servir de guide à un foret canulé qui, avec une perceuse, va creuser le tunnel tibial

Mise en place avec un guide d'une broche tibiale

Le forêt creuse le tunnel tibial

De la même façon du côté fémoral, le tunnel est creusé après avoir repéré son trajet grâce à un guide de visée.

 

 

Passage de la greffe

Le nouveau ligament, formé des quatre faisceaux tendineux tractés par un fil, passe dans le tunnel fémoral, traverse l’articulation à l’emplacement de l’ancien ligament croisé antérieur, et pénètre dans le tunnel tibial.

Aspect de la greffe tendineuse après son passage et sa mise en place dans l'articulation.

 

Fixation

La fixation de cette greffe se fait au niveau des tunnels. Il existe plusieurs moyens de fixation :

- vis d’interférence : c’est une vis qui est introduite entre la paroi du tunnel et la greffe qu’elle vient ainsi coincer. La vis peut être métallique (visible ensuite sur les radiographies) ou résorbable (et alors invisible). Du côté du tunnel fémoral, cette fixation peut se faire par « tunnel borgne », c’est à dire en introduisant directement la vis d’interférence par l’articulation. Elle peut également se faire « de dehors en dedans » grâce à une petite incision (2 à 3 cm) à la face externe de la cuisse.

 

- agrafes : elles viennent bloquer les tendons contre l’os à leur sortie des tunnels. Elles peuvent s'associer à une fixation par vis. Elles peuvent aussi servir à l'amarrage d'un fil de traction.

 

. le système « transfix » bloque les tendons avec un clou enfoncé dans le fémur et qui passe dans la boucle des tendons à l’intérieur du tunnel fémoral.

 

 

Exemple d'une reconstruction du ligament croisé antérieur

Rupture du LCA : le ligament à disparu, l'échancre est vide

Même image avec l'emplacement du ligament manquant
Contrôle du bon positionnement de la broche tibiale mise en place avec le guide
Nouveau ligament (DIDT) en place

Suites opératoires

L’immobilisation par attelle n’est pas systématique et dépend de chaque chirurgien. La reprise de la marche avec appui complet est habituellement possible dès le lendemain. L’utilisation de deux cannes est souhaitable par prudence pendant les trois premières semaines. La rééducation débute précocement dès les premiers jours ou au bout de 2 à 3 semaines. Le séjour dans un centre spécialisé de rééducation n’est pas obligatoire, mais peut être souhaitable dans certains cas.

La reprise d’activités physiques n’entraînant pas des mouvements de torsion au niveau du genou est possible assez rapidement : c’est en particulier le cas de la bicyclette et de la natation qui participent à la rééducation dès les premières semaines. Le footing peut être repris vers le 3ème, 4ème mois. En revanche les autres sports qui risquent de trop solliciter le nouveau ligament par les mouvements de torsion au niveau du genou qu’ils entraînent ne peuvent pas être repris avant le 6-8ème mois post-opératoire. La greffe subit en effet une évolution, avec fragilisation durant les premiers mois qui suivent son implantation, suivie d’une cicatrisation et parallèlement d’une récupération de sa solidité.

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Jeudi 30 mars 2006 4 30 /03 /Mars /2006 17:23

Dimanche, veille du jour où je laisserais mon corps aux mains de deux hommes masqués qui essaieront de réparer, ce que j’ai eu si facile à casser. C’était un jour de neige, un jour de ski, un forfait à amortir, une journée de sport qui suivait celle si appréciée de la veille. Ce matin là, je n’étais pas aussi en forme que le jour d’avant. En fait, je ne sais plus me lever le matin, alors cette journée dédiée au ski de descente commençait mal. J’avais l’impression de ne pas avoir de jambes mais je ne voulais pas décevoir Eric pour qui cette journée lui semblait meilleure. Nous avions planifié une visite dans un magasin de ski où nous devions lui acheté une paire de skis neufs. Très emballés par cet achat nous nous dirigeons maintenant vers les pistes avec tout notre attirail. Quelques pistes vertes pour s’échauffer puis une rouge qui me semblait abordable. Je descends quelques mètres très facilement et m’arrête sur un endroit plat et regarde la pente verglacée située en contrebas. La facilité du haut contrastait avec la difficulté du bas de la piste. Je me décidai à franchir le cap mais là le destin en avait décidé autrement. Mon ski gauche voulut s’engager avant le droit qui resta sur la piste. Un grand « crac » et la chute, la descente de la piste jusqu’à mi-chemin sur les fesses, puis je me relevai et déchaussai, tant bien que mal je descendis jusqu’au télésiège situé plus bas.

Je m’en voulais et malgré les gens qui passaient sur leur siège au dessus de ma tête, je vociférais tous les mots interdits de mon vocabulaire.

Je rejoignis mon mari , lui expliqua ce qu’il m’était arrivé, et nous redescendîmes manger un peu.

Je pus skier encore quelques petites heures mais je sentais bien que quelque chose n’était pas normal. Le médecin, que j’ai consulté le lendemain, confirma ma sensation, j’avais bien quelque chose !! Rupture de ligament croisé antérieur et surement un choc sur le ménisque.

Voilà pourquoi ce dimanche, je repense à cette bêtise qui après deux mois de rééducation m’oblige à entrer dans un hôpital, et me faire opérer, avec je vous l’avoue, une once de stress.

Par ANGELINE - Publié dans : HISTOIRES COURTES
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Jeudi 2 février 2006 4 02 /02 /Fév /2006 00:00





Il était une fois, un cerf magnifique, qui habitait une forêt cossue où se mélangeaient pins et sapins, et de nombreux feuillus. Il connaissait tous les arbres de cette immense forêt et tous les recoins où il pouvait se cacher et les nombreux sentiers pour s'y promener. Il aimait le soleil surtout quand il perçait la couche des arbres et rechauffait sa couche au pied de son pin.

C'etait un solitaire, il disait qu'il voulait être libre, et ne souhaitait pas avec une biche vivre.

Il aimait pourtant les voir passer , leur faire la cour ....... il se sentait jeune, ne disait jamais son âge de peur d'effrayer les plus jeunes d'entre elles: celles qu'il aimait surtout !! pour quelques instants ils les  déposait sur sa couche avant le soleil levant.

Il plaisait beaucoup. Son charme, sa douceur , attirait . Il avait comme cela quelques jolies conquêtes, qui faisaient battre son coeur.

Il avait peu d'amis et la solitude parfois lui prenait la tête.

Un jour, se percha sur ses bois de grand cerf, une petite mésange qui lui babillait à l'oreille.

"Bonjour, grand cerf, je suis une mésange, je suis souvent seule sur ma branche , voudrais - tu avec moi , partager quelques jolis moments ?"

Le cerf était heureux, il avait une amie, à qui il confia toute sa vie,
ses envies, ses espoirs, ses désirs aussi, à elle il confia même son âge aussi .

La mésange écoutait ce qu'il avait à dire, elle même se confiait à ce nouvel ami.

Elle écoutait ses amours pour les biches des alentours , elle le consolait quand une biche avait un autre cerf dans sa vie .

Malgré leurs différences , ils s'aimaient beaucoup mais la petite mésange lui cachait quelque chose : pour lui elle avait de l'amour.

De jour en jour , son amour grandit, cependant elle savait que c'était impossible : elle n'était pas une biche même si elle tenait beaucoup à lui.

Elle était heureuse comme ça !

Il lui avoua un jour, que s'il ne l'avait pas, il se sentirait bien seul au fond de ses bois !!

C'était surement la preuve qu'il avait pour elle, peut -être un peu plus que de l'amitié, de l'amour qui sait ??

Elle avait déjà rêvé devenir son unique amour mais c'était impossible,
elle n'était qu'une mésange, un petit oiseau, qui papillonnait de branches en branches, sifflait , chantait, vivait en regardant ce cerf immense qui promenait son charme et son élégance dans une grande forêt.

Elle n'était qu'une petite mésange , avec un gros coeur , qui aimait en silence , un grand cerf , qui l'automne venu, d'un grand brame dans les bois, attirait les biches autour de lui accourues.


MORALITE : Le bonheur est accessible !! Vois ! grand cerf il est perché sur tes bois , et tu ne le vois pas.
                     Ne cherchons pas si loin, ce que l'on possède déjà.

                     L'herbe semble souvent plus verte dans le pré d'à côté!
                        Mais est- ce vrai ???

                     Le bonheur est souvent accessible., prés de soi, et on ne le voit pas.



 
Par dupont - Publié dans : HISTOIRES COURTES
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Mercredi 18 janvier 2006 3 18 /01 /Jan /2006 14:34


Cette nuit j'ai regardé un reportage sur les couples qui construisaient leur résidence principale, j'en ai tiré une petite histoire que voici !


Mat et Anne, un jeune couple souhaitait découvrir le bonheur de vivre dans leur maison pour débuter ensemble une nouvelle vie et quitter leur appartement.

Ils se renseignèrent sur les entrepreneurs et donnèrent le feu vert a un constructeur. Ils avaient acquis un terrain, qu'ils croyaient sains,pensant qu'en montagne, leur maison serait construite sur une base solide, de la roche.

Ils avaient confiance !

Pendant qu'ils batifolaient comme de jeunes tourtereaux, ils ne surveillaient pas trop les travaux . Ils n'avaient pas peur, l'entrepreneur avait l'air sérieux.

Pendant ce temps, la maison commençait à sortir de terre. Le maçon s'était dépêché, il ne fallait pas montrer que les fondations semblaient minces mais pour diminuer le prix, il avait un peu diminuer la concentration dans le béton armé.

Le terrain non plus n'était pas trop propice. Il était proche d'un ruisseau et le terrain était humide et innondable.

Insouciants ce jeune couple c'était quand même décidé pour l'aventure.

La maison était terminée.

Quel bonheur !!

Mais il fut de courte durée ! Le printemps fut pluvieux et la maison fut rapidement inondée.
Le sol humide n'évacuait pas l'eau et les fondations étaient minces. La maison se fissura,
et nos deux jeunes amis se rendirent compte de la situation.

L'entrepreneur leur avait menti.
Leur maison n'etait pas solide.

Moralité : Une maison peut vivre longtemps, si elle est construite avec de bonnes fondations.
Cacher la vérité, se voiler la face, mentir ne résoud rien, un jour tout apparait au grand jour.
C'est ce que viennent d'apprendre Mat et Anne en retournant chacun dans leur ancien appartement.

Par ANGELINE - Publié dans : HISTOIRES COURTES
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